Le 'Belfort' au service du Ministère de l'Agriculture et de la Pêche

Certains journaux télévisés ont montré des personnels de l'Office National des Forêts s'aider de photographies aériennes pour tenter d'évaluer les dégats forestiers causés par la tempête de décembre 1999 dans le massif des Vosges.

Parmi ces clichés se trouvaient peut-être certaines vues remises par l'Escadron de Reconnaissance 01.033 'Belfort' à Monsieur Angotti, Directeur Départemental de l'Agriculture et de la forêt du Haut-Rhin.

  Afin d'avoir une parfaite connaissance de l'ampleur des destructions, un panneau haut de 2.5 mètres et large de 3 fut réalisé à partir des 216 clichés - remis chaque fois en double exemplaire - et qui permettaient de couvrir une zone forestière de 20 kilomètres sur 25 située à l'ouest de la ville de Colmar. Après une étude attentive des photographies, les zones 'Léopard' (zones tachetées , synonymes de destruction forestière massive) apparaissaient et pouvaient être délimitées.

La préparation de la mission

Une vingtaine de bandes de 25 clichés chacune fut finalement nécessaire afin que soit couverte cette large zone, la difficulté majeure résultant du compromis à trouver entre l'identification des secteurs sinistrés et la taille du panneau (le recoupement optimum des clichés dépendait de la précision de la navigation qui devait être de 100 mètres au maximum). Volant à 3500 mètres d'altitude, le pilote voyait néanmoins sa tâche facilitée par une évolution technologique de taille du Mirage F1 CR : l'Inertie Améliorée GPS (IAG) qui permet d'avoir en permanence et de façon automatique un système de navigation d'une exceptionelle qualité (précision de vingt mètres).  

L'exécution

L'aspect opérationnel de cette mission d'évaluation des dégâts n'a pas échappé à tous ceux qui, de près ou de loin, sur la base aérienne 112, ont permis à une patrouille de deux Mirage F1 CR de décoller vers les Vosges ce samedi 8 janvier 2000 ; qu'ils en soient vivement remerciés. Celle-ci, certes moins 'démonstrative' que l'aide directement apportée aux populations sinistrées, faisait partie des missions assurées par les unités de reconnaissance, et mérite par conséquent d'être connue.

Lieutenant-colonel CERISIER, commandant en second de l'ER 01.033 'Belfort'